J'ai allumé ma cigarette, il était une heure du matin. Un vent glacial me frolait la peau. Mais j'étais bien. Je suis restée là, impassible. Mon I-pod en écoute, rien d'autre que moi et la nuit. Ya des fois comme ça où la solitude me va mieux. C'est comme si j'étais ailleurs. Pas besoin de me forcer à sourire. Ni besoin d'être obligée de me montrer infaillible. J'avoue que ma vision s'est brouillée, un trop plein de tout, un trop plein de rien. J'ai senti mon coeur fébril. Je me suis sentie vide. Le pire c'est que j'ai adoré cette sensation. J'étais là, assise et je me suis sentie vivante. J'ai repassé ma vie en boucle, rytmée par la musique. Je me suis rendue compte que grandir me fait peur en fait. Chaque jour qui passe est un compte à rebour. Les secondes m'échappent. Les jours défilent et me rapprochent de " l'après ". Mais c'est quoi l'après.. Je hais ce mot, plus que tous les autres. Pourtant j'aime le changement, mais là, je crois que j'aurais aimé que ce moment dure une éternité, juste moi et la nuit. Mon mégot dans le cendrier, j'ai fermé la porte.